Newsletter N°10

Newsletter N°10

1-Quels sont d’après vous les principaux défis du management intergénérationnel dans les entreprises ?

La question principale et défi central en même temps est celui de faire coexister des générations de plusieurs catégories : -boomers – générations X, Y & Z – milléniaux, de genres différents (Homme/Femme) et de statuts-catégories socioprofessionnelles différentes.

Avec des profils, attentes, besoins et comportements au travail différents ; selon que l’on soit en début, au milieu de carrière ou proche de la retraite.

Le management intergénérationnel et interpersonnel doit intégrer les facteurs de motivation, en référence à la Grille de Maslow, les perceptions du chef ou leader, la distance hiérarchique et la réduction de l’incertitude en particulier dans nos pays maghrébins qui sont différents des sociétés occidentales.

S’il y a des éléments structurels de base, beaucoup d’éléments sont variables, comme par exemple la fidélité et le rapport salarié-employeur, le respect de l’autorité du leader, l’individualisme-égocentrisme/ Vs collectivisme…..

Autre levier stratégique : la culture d’entreprise qui a été façonné par son histoire, (avec ses principales étapes depuis sa création, différents statuts juridiques…) ses valeurs, son éthique et son mode de gouvernance.

2- Comment les outils numériques transforment-ils les dynamiques intergénérationnelles ?

Ces outils constituent des outils et supports dynamiques qui permettent d’accélérer et multiplier les échanges et communications intergénérationnelles, pratiquement « en temps réel ». Ils permettent également de travailler en réseau grace aux visioconférences et travail à distance ou télétravail.

Ainsi, le partage d’informations, fichiers, rapports…s’en trouve amélioré par rapport aux modes de communication traditionnels, en mode courriers – papier avec les délais envoi-réception plus longs.

Mais ces outils, comme toute nouvelle technologie, sont porteurs de risques divers : cyber sécurité, manipulation de données, (voix, images, textes, identité…avec l’IA) et réduisent les contacts humains en les remplaçant par des contacts appareils téléphoniques et ordinateurs.

Le rapport Homme/Machine est inversé et requiert d’autres postures des groupes concernés. Soit l’Homme arrive à contrôler l’usage de ces outils numériques, soit ceux-ci vont influencer et dominer leur usage à des fins inconnues….

3- Quelles bonnes pratiques recommandez-vous pour intégrer à la fois inclusion, tech et bien-être dans les politiques RH ?

Pour intégrer ces principes d’inclusion, bien-être…avec les TIC, le meilleur dispositif actuel est celui de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations) à travers ses 3 leviers économique, environnemental et social-sociétal.

Ce dernier inclut le respect des droits humains, de la diversité et le refus de toutes les discriminations (de par l’âge, le sexe, le statut, l’origine, la religion, le handicap).

Un volet particulier est accordé aux « relations-conditions de travail » afin que celles-ci permettent des rapports équilibrés entre employeur-employé, le dialogue social avec les représentants du personnel, le respect des facteurs d’hygiène-sécurité …comme prévu par la 1ère norme internationale de RS : l’ISO 26.000:2010.

Les entreprises et organisations non-marchandes comme les services publics qui ont mis en œuvre des Plans d’Actions dans ce segment ont connu une amélioration de leurs performances grâce à un climat social sain, équilibré, non toxique, des conditions de travail physiques et mentales améliorées et plus d’engagement professionnel de leurs salariés.

Cette tendance a été confirmé par une récente enquête de cabinets euro-méditerranéens (Réseau Network) et du cabinet algérien de recrutement Emploitic (www.emploitic.com) qui a révélé que + 70 % des jeunes demandeurs d’emploi préfèrent travailler dans une entreprise qui respecte l’environnement, les travailleurs , avec un système de management éthique et anti-corruption surtout.   

Pour conclure ; la devise de HR expo 2026 « Nous croyons en l’Humain » correspond parfaitement au nom et citation du Cabinet TERENCE, philosophe romain d’origine berbère né et enterré à Carthage (-159 -190 avant JC) qui avait déclaré en son époque « je suis un Homme, rien de ce qui touche à l’Humanité ne m’est étranger »